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08/05/2011

" Une mère courage"

 

J'avoue qu'en lisant dans la presse, hier le récit de la vie d'Eugénie Perchappe qui a eu 100 ans ce dernier 1er mai, j'ai eu envie de vous faire partager l'histoire de la vie d'une femme toute simple.

 

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(Toutes mes excuses pour la photo prise sur le journal)

Eugénie Perchappe vit toujours chez elle, dans un discret appartement de la Rue Courboulay, au Mans. Un peu tassée mais bon pied, bon œil, toute sa tête et un sourire à faire fondre le plus réticent des jeunes générations.

Un siècle d’existence depuis ce 1er mai 1911, jour de sa naissance à Courcelles-la-Forêt. « Ben, c’était pas évident au début ». Elle le raconte comme on fait un pied de nez au destin : « Quand je suis née, je pesais 400 gr. Le médecin à dit à ma mère : l’habillez pas, dans quelques heures elle sera plus là. Elle m’a mise dans une boîte à chaussures avec du coton dans le fond. Et je suis là. C’est comme ça la vie ! »

 

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Courcelles la forêt, petit village sarthois,  comme l'a surement connu Eugénie....

A l’âge de 5 ans elle est mise au travail : « Mes parents étaient ouvriers agricoles. A cette époque là les enfants commençaient très tôt. J’ai commencé à la ferme. De 6 heures le matin à 10 heures le soir. Fallait mettre les bêtes en champ, les mener, les chercher, les garder, faire les fagots. J’étais domestique. En ce temps-là on disait pas « bonne ». A ce moment là il n’y avait pas beaucoup de distractions. Quand on sortait, c’était avec les parents. J’allais pas au bal. A mon premier Noël, j’ai eu un morceau de sucre dans le fond de mon sabot. Le dernier Noël que j’ai eu, ça a été une orange ».

( Ce souvenir évoque ce que j'ai souvent entendu dire à ma grand-mère maternelle :

" Quand mes parents étaient pauvres j'avais un morceau de sucre dans mon sabot, et quand ils étaient un peu plus riches, une orange"

On était bien loin des noëls d'aujourd'hui)

En 1943 elle épouse son premier mari qui travaillait à la poterie Chardon à Malicorne.

 

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« Mon deuxième mari, Perchappe, il était bûcheron. Le mariage c’était un petit pot ordinaire avec une dizaine de personnes. Moi, quand j’ai quitté la ferme, je me suis mise chez Moreau, une autre faïencerie.

 

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Je dessinais des petites peintures. Ca gagnait mais tout juste. Mais fallait bien arriver. L’argent ne venait que de nous mêmes. Y’avait pas de pensions. C’est qu’au quatrième que j’ai touché 20 centimes ».

Au total vingt enfants se succéderont. Elle n’arrête pas de travailler pour autant. « D’abord à vélo, ensuite à pied, je faisais 20 km de la faïencerie à la maison tous les jours, plus le midi pour faire manger les enfants. C’était dur, mais fallait le faire quand même. Fallait travailler si on voulait manger. On était bien, bien fatigué. Mais ma grand mère le disait : marche ou crève. Faut bien marcher »

Eugénie Perchappe est née un 1er mai : « Ah, le 1er mai. Je mettais toujours un brin de muguet à ma boutonnière »…

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Et puis la dame conclut avec un petit rire malin : « La destinée, c’est comme ça ».

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Merci à Jacques Guichard du Maine Libre pour le récit de cette vie.

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Il nous reste à souhaiter à cette mère courage de profiter des années qui lui reste à vivre, et d'être heureuse avec ses enfants, petits enfants, arrières petits enfants, et peut être plus encore.


Bonne journée

 

hebergeur d'image

 

Anita

23/08/2009

" Au marché de Coulaines"

Le samedi c'est jour de marché à coulaines

Il s'installe pour la matinée dans la rue de la Paix.

Oh ! Ce n'est pas un gros marché, mais néammoins on y trouve tout ce dont on a besoin : fruits, légumes, charcuterie, fromages et quelques vêtements.

Vopus venez y faire un tour.

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A t'étal du poissonnier j'ai trouvé
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J'ai trouvé quelques huitres et de grosses crevettes roses.
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Ici
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J'ai trouvé un melon de Charentes Poitou, des fraises (mara des bois très parfumées), des mirabelles de la sarthe, du chasselas, des pèches et des pommes,
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Une petite laitue et des betteraves
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Et au volailler charcutier ....
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Une tranche de pâté de lapin, de la chair au lapin pour farcir tomates et courgettes, et une saucisse au lapin.
Pour le chocolat, vous irez voir chez fanfan, et vous trouverez votre bonheur.
Pour terminer la presse locale.
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J'espère que la promenade vous a plu, je vous souhaite un bon dimanche à tous
et bon apêtit.
Et maintenant je vous laisse 2couter
Gilbert Bécaud et ses marchés de provence
Ici nous sommes en pays de Loire, mais je sais que vous apprécierez.



(Les photos des étals ne sont pas ceux de coulaines)
J'ai pas osé les traquer avec mon appareil photo.

08:48 Publié dans Vie locale | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : marché |  Facebook

 
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