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04/03/2011

" le Chateau de Montsoreau"

Aujourd'hui, je vous présente : Le chateau de Montsoreau

 

 

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Personnellement, je trouve cet endroit magique : ce chateau les pieds dans la Loire - le fleuve royal -

Le fleuve de Loyre.continuant son cours heureux, passe par le milieu de la France.tombant en la Vienne.De là elle se décharge dans Loyre à Montsoreau où elle perd son nom.

Voilà ce qu'écrivait, en 1607, le seigneur de Villamont dans son Petit discours sur la description du Royaume de France.

 

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Au confluent de la Loire et de la Vienne, à la limite de l'Anjou et de la Touraine, Montsoreau séduit par l'originalité de ses choix architecturaux et par sa situation. Le château de Montsoreau est, en effet, l'unique château ligérien construit " les pieds " dans l'eau. Il est situé à mi-chemin entre Saumur et Chinon, et constitue un site exceptionnel par bien des points.

 

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Sa situation géographique, au confluent de la Vienne et de la Loire. Peu de monuments peuvent aujourd'hui se vanter d'avoir comme jardin le fleuve royal : la Loire.

 

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Site exceptionnel aussi, par cette architecture entre deux mondes, le Moyen-âge et les temps modernes. Mi forteresse, mi-château d'agréments.

 

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Au début du XIème siècle, Montsoreau était un point stratégique militaire et un octroi sur le fleuve. C'est à cette époque que la Seigneurie de Montsoreau est apparue, au moment où la féodalité se développe en Touraine et en Anjou. A cette époque l'éperon rocheux de Montsoreau supportait une ancienne forteresse, le castrum de Monte Sorello, mentionné dans un document de 1089.
Cette forteresse appartenait alors à Guillaume de Montsoreau, époux de Hersende de Champagne, dont il eut un fils, Gautier. Fort pieux, celui-ci donna en 1101 à Robert d'Arbrissel des terres pour y édifier l'abbaye de Fontevraud, appelée à devenir le symbole de la puissance des Plantagenêt.
Les Seigneurs de Montsoreau sont alors des vassaux des Comtes d'Anjou et ils parviennent à étendre leur influence en particulier vers Chinon et le Chinonais.

 

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En 1213 l'héritière de Montsoreau épouse un membre de la famille Savary qui est Seigneur de Montbazon.

En 1374 la Seigneurie de Montsoreau passe aux Craon qui sont Vicomtes de Chateaudun. Peu après, vers 1400, elle est à la famille Chabot. Le 17 mars 1445, Jeanne Chabot épouse Jean II de Chambes.

Jean II de Chambes est le commanditaire du château que nous pouvons admirer aujourd'hui. C'est un personnage important, premier maître d'hôtel du roi Charles VII (en fait un conseiller) et associé de Jacques Coeur dans une compagnie de négoce maritime. Il ouvrira les portes de sa demeure non seulement à Charles VII, mais aussi à Agnès Sorel et Jacques Cour. C'est à Jean de Chambes et à ses enfants que l'on doit le château actuel, avec sa somptueuse tourelle octogonale au décor italianisant.

 

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Des analyses scientifiques faites en 1994, permettent de dater avec précision la chronologie de la construction du château.

Entre 1443 et 1453, on élève le corps de logis principal directement en bordure de Loire, puis, vers 1460-1461, l'aile droite en retour qui n'était pas prévue dans le projet initial. Deux tours carrées encadrent le corps de logis. Ce choix exceptionnel à une époque où l'on utilise les tours rondes préfigure les pavillons d'angle des époques suivantes. Il faut imaginer le château de Jean II de Chambes sans la tour d'escalier Renaissance, située dans la cour à droite, qui a sans doute remplacé une vis plus simple.

 

 

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Le premier niveau, celui des caves côté cour et du rez-de-chaussée côté Loire, concentre tout le potentiel défensif du château et permet le contrôle de la navigation sur le fleuve. L'une des pièces, à l'angle nord-ouest, a un accès direct à l'eau, sans que sa fonction soit déterminée avec précision. Une autre, plus vaste, joue le rôle de salle de défense.
Dans la cour, l'escalier principal situé à gauche mène aux logis, superposés aux deuxième et troisième niveaux (rez-de-chaussée et premier étage sur cour). Selon l'usage du temps, Jean de Chambes occupe sans doute celui placé au-dessus, au premier étage sur la cour, celui de Jeanne Chabot, son épouse, étant situé au rez-de-chaussée.

 

 

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L'escalier donne accès à la salle très lumineuse, longue de 17 mètres et éclairée par cinq fenêtres. Elle est chauffée par deux cheminées, très proches l'une de l'autre, l'une sur le mur nord, côté Loire, l'autre sur le mur est. La présence d'une seconde cheminée sur le mur côté Loire, s'explique peut-être par l'extrême humidité des lieux, le château baignant dans l'eau.
Des pièces d'une superficie plus petite suivent la salle, selon l'habituelle progression de l'espace public vers l'espace privé. Un escalier secondaire fait communiquer le logis avec celui placé au-dessous qui reproduit la même organisation. De l'autre côté de la salle, à l'ouest, un second logis comporte une chambre principale et une chambre de retrait, séparées par des latrines.

 

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Au deuxième étage sur cour, la distribution de l'espace diffère, malgré des ressemblances trompeuses. En effet, la "salle" qui se superpose à celles des logis était à l'origine divisée en deux salles, comme l'indique la position des deux cheminées placées cette fois sur des murs opposés, elles ne sont pas axées, donc elles ne se trouvaient pas dans la même pièce.
C'est au niveau du deuxième étage que l'on accède au chemin de ronde. À l'extérieur, il est au dessus d'un fort mâchicoulis qui renforce le caractère défensif du dispositif, tandis qu'à l'intérieur, son utilité est contestable puisqu'il est impossible d'y circuler de façon continue; les lucarnes l'interrompant avec régularité et le fractionnant en une série de petites pièces qui ne communiquent pas entre elles. Elles apportent un éclairage indirect aux pièces situées en arrière, et, traitées comme autant de petits balcons indépendants, elles sont munies de coussièges où l'on s'installe pour admirer le paysage. De là, le visiteur couvre du regard l'Anjou, mais aussi la Touraine à l'Est et le Poitou au Sud, juste après l'abbaye royale de Fontevraud, édifiée à quelques kilomètres du château.

 

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Jean III de Chambes, qui succède à son père en 1473, fait élever, au début du XVIème siècle, une tour d'escalier Renaissance pour remplacer la vis qui desservait l'aile droite du château. La cage polygonale est couverte en terrasse et bordée d'un garde-corps incrusté d'ardoise, reconstitué à l'identique. Le décor se concentre sur la travée principale de l'escalier. De courts pilastres bordent les fenêtres et les allèges délicatement ornées de motifs Renaissance : médaillon à l'antique, guirlandes, putti, candélabres portés par des griffes ou pattes de lion. Tel est le paradoxe de Montsoreau, son escalier d'honneur ne mène pas à la salle comme il est d'usage.

 

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Durant les guerres de religion, Montsoreau est un fief « papiste » face à Saumur la protestante. Le fils de Philippe de Chambes, Jean IV de Chambes, massacre les Protestants locaux avant de trouver la mort en 1575. Son frère, Charles de Chambes, époux de Françoise de Maridor (La Diane d'Alexandre Dumas) fait assassiner, en 1579, Bussy d'Amboise, lors d'un guet-apens. C'est le thème du roman d'Alexandre Dumas: La Dame de Montsoreau.

 

 

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Le XVIIème siècle voit le déclin de Montsoreau dont le seigneur, René de Chambes, est condamné comme trafiquant de sel et faux monnayeur en 1634. Il s'enfuit en Angleterre et y meurt en 1649. La demeure est alors abandonnée et sert d'entrepôt de marchandises jusqu'en 1913, date de son rachat, à l'initiative du marquis Jean de Geoffre, par le Conseil général de Maine-et-Loire. Propriétaire du château depuis, le Conseil Général du Maine et Loire a entrepris de le rénover en 1994.
Les premiers travaux ont permis de retrouver, enfouis dans le sol, quelques vestiges du château du 11e siècle, les latrines du 15è siècle et les douves, autrefois remplies par la Loire.
La deuxième tranche a dégagé les espaces intérieurs du château et a aménagé les abords en construisant un pavillon d'accueil et un salon de thé pour le confort du visiteur.

 

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Le château abrite aujourd'hui une exposition, « Les Imaginaires de Loire », consacrée aussi bien à la « Dame de Montsoreau » qu'aux habitations troglodytiques du village et à la navigation sur la Loire. C'est en la visitant qu'on peut mieux comprendre le rôle économique décisif joué par le fleuve tout au long de l'histoire, un fleuve dont Vauban disait : « C'est la plus grande rivière du royaume, celle qui a le plus de navigation et qui fait la meilleure partie du commerce de la France ».Le château abrite aujourd'hui une exposition, « Les Imaginaires de Loire », consacrée aussi bien à la « Dame de Montsoreau » qu'aux habitations troglodytiques du village et à la navigation sur la Loire. C'est en la visitant qu'on peut mieux comprendre le rôle économique décisif joué par le fleuve tout au long de l'histoire, un fleuve dont Vauban disait : « C'est la plus grande rivière du royaume, celle qui a le plus de navigation et qui fait la meilleure partie du commerce de la France ».

 

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Le village de Montsoreau a reçu 2 labels : "Village de charme" et "Plus beau village de France", Ses "Puces" sont renommées et reçoivent près de 5 000 visiteurs tous les 2ème dimanche de chaque mois.

 

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Son village troglodyte dont les fenêtres, portes et escaliers découpent la falaise et qui révèle un étonnant monde souterrain dans lequel paysans, pêcheurs, vignerons nobles et ecclésiastiques ont longtemps cohabité. On estime qu'à la fin du XVIII ème siècle, une grande partie de la population vivait en "cave" !
Les champignonnistes se sont installés au début du XX ème siècle dans ces immenses galeries creusées au XVème siècle.

 

 

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Je vous laisse regarder quelques autres photos du chateau

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Puis jetons un dernier coup d'oeil à la Loire

 

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Je vous souhaite une bonne soirée

 

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Anita

22/11/2010

" Le Chateau du Plessis Bourré"

Pourquoi, je fais cette note aujourd'hui, sur le Chateau du Plessis Bourré ?

 

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Tout d'abord parce que je le connais bien, pour l'avoir visité et aussi parce qu'est sorti depuis peu le film de Bertrand Tavernier : La Princesse de Montpensier.

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Et que ce chateau est un des lieux du tournage.

Tout comme d'autres films avant lui tels que : Peau d'Ane, Le Bossu et Fanfan la Tulipe pour les plus connus.

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Le château du Plessis-Bourré est situé sur le territoire de la commune d'Écuillé dans le Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au nord d'Angers, à mi-chemin des vallées de la Mayenne et de la Sarthe. Il figure parmi les plus remarquables châteaux de la Loire n'ayant que peu subi de modifications quant à son architecture extérieure depuis sa construction, il y a plus de quatre siècles, ce qui en fait un lieu sollicité pour des tournages.

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Jean Bourré fit l'acquisition du domaine du Plessis-le Vent, propriété de la famille de Sainte-Maure le 26 novembre 1462. Sur cet ancien manoir, il fait construire de 1468 à 1473 le château actuel.

Jean Bourré (1426-1506) grand argentier et principal confident du roi de France Louis XI.

Plus tard Charles Bourré fut chambellan du roi, seigneur de Vaux et de Beaumont.

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Le château reçut la visite de deux rois de France au XVe siècle :

  • Louis XI, le 17 avril 1473, lors d'un pèlerinage à Notre-Dame de Béhuard ;
  • Charles VIII, le 10 juin 1487, accompagné de sa sœur aînée, la régente Anne de Beaujeu.
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En 1751 le château est acheté par la famille de Ruillé et Jean-Guillaume de Ruillé est exécuté en 1794.

En 1850, le château est à vendre. Personne ne veut l'acheter et le château risque d'être transformé en carrière de tuffeau quand Maître Avenant, notaire à Angers, soucieux de préserver le site, décide de l'acheter en 1851.

En 1911 il est acheté par Henri Vaïsse, neveu de Claude-Marius Vaïsse, préfet et sénateur de Lyon sous le second empire, surnommé le "Haussmann Lyonnais". Au décès de Henri Vaïsse, celui-ci lègue le Château à son neveu François Reille-Soult, Duc de Dalmatie, député de Tarn, qui l'ouvre au public et crée le circuit de visite.

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Le château est encore aujourd'hui une propriété privée habitée, appartenant à différents descendants de François Reille-Soult de Dalmatie.

Le château est classé (avec la pièce d'eau, les douves et les avenues) au titre des monuments historiques par arrêté du 1er juin 1931.

 

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L'espace aménagé autour du château recrée l'illusion que le château sort des eaux qui l'entourent.

En raison de ses larges douves que franchit un pont de quarante-quatre mètres de long et d'une architecture clairement défensive, double pont-levis, donjon et chemin de ronde, c'est une forteresse mais c'est aussi une résidence d'agrément.

C'est cette particularité qui lui confère les qualités d'un château dit de transition car il témoigne de l'arrivée de la Renaissance (hautes fenêtres à meneaux, grands salons…), tout en conservant les caractéristiques de la place forte (quatre tours massives, douves, ponts-levis et chemin de ronde).

Particularité architecturale, les douves ne baignent pas directement les murs de la forteresse, une petite terrasse, large de trois mètres, permet aux artilleurs de prendre position tout autour du château.

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Il abrite aussi des chefs d'œuvre, tapisseries, tableaux, boiseries et meubles:

  • Le plafond à caissons de la salle des Gardes forme vingt-quatre tableaux.L'auteur des peintures du plafond à caissons est anonyme. Six grands caissons comprennent chacun quatre hexagones ; seize de ces tableaux affichent une symbolique des alchimistes à l'époque, notamment inspiré des trois grands principes actifs : le mercure, le soufre et le sel ; les huit autres figurent des scènes proverbiales et sont d'« esprit malin et hardi ». Cette hardiesse est telle que les tableaux furent dissimulés au XVIIIe siècle au regard des hôtes.
  • une vierge aux douleurs, en bois polychrome ;
  • deux tapisseries des Flandres, inspirées des Actes des apôtres. Une tapisserie du martyr de Saint-Étienne;
  • un portrait de Jean Bourré en 1461 et un de Marguerite de Feschal son épouse, un portrait de Charles Bourré peints au XVIIè siècle;
  • deux natures mortes signés Quentin de la Tour;
  • de nombreux meubles sont aussi des objets classés
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Ces deux photos intérieures prises sur internet

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La cour intérieure

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Si d'aventure, vous allez voir le film : la Princesse de Montpensier, vous repenserez peut être à cette note, et reconnaitrez peut être certains lieu, notamment ce pont où a lieu un duel.

(Photos personnelles)

Bonne journée

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Anita qui joue à la chatelaine.




 
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